Non,

Crise mondiale et
Poésies
sont-elles
compatibles ?
Non,

En ce moment nous parlons beaucoup de la libétation des peuples,
mais si la liberté c'était aussi cela .............
Liberté
L’art du Maître n’est il point
D’enfanter l’aube sans cesse
De renaître chaque matin
Dans un univers en liesse
Libre d’être ce vin frais
Offrande purement gratuite
Léger en tous les palais
Sans bas calculs de Jésuite
Ce dernier clos en son sérail
Prisonnier de puissantes servitudes
Oubliant le sabre du samouraï
Prêt à décapiter ses certitudes
De ternes et pontifiants égrégores
Enkystés en maintes consciences
Par tous nos petits princes consorts
Vivant leurs besoins de puissance.
Alors, faisons tout chers compagnons
Pour qu’ils ouvrent enfin leurs yeux,
Faisons sauter tous les bouchons
Et que la Vie coule enfin en eux.
Des religieux aux politiques
Il faudra faire tous les ménages
Sans oublier la gent scientifique
Petite reine en ce nouvel âge
Réveillez-vous beaux forgerons
L’heure n’est plus aux idoles
Fourbissez les longs canons
Qui lanceront vos paroles
Nourritures que l’âme réclame enfin
Vivifiante Source Universelle
Juste écot des talents perdus en chemin
Vieille semence de ce nouveau sel
Il ne s’agit plus de Marseillaise
Vibrato d’accords sonnant faux
D’hymnes élevant d’autres falaises
Aux sens Vrais de nos purs canaux
Le Vrai ne demande aucune médaille
Le seul ruban seyant à la boutonnière
En récompense d’une quelconque bataille
Est l’invisible et philosophale pierre
« Allons enfants de la Vraie Vie
Les jours d’espoir sont arrivés
Et contre toutes les tyrannies
Nos belles âmes vont s’élever »
Sous les flèches des arquebuses
Des esthètes du royaume de France
Au son des fifres et des cornemuses
Se riant de leur folle arrogance
Sans vouloir faire tomber les têtes
Une seule victoire sera requise
D’une nation aimant ses poètes,
Celle de l’Amour libre qui baptise
Ceux qui arrivent à l’ultime point
Créateurs d’aubes sans cesse
Ceux qui font refleurir chaque matin
Maîtres de cet univers en liesse.
Bagdadi
Pourquoi le chant des bombes
Ose venir briser ton silence,
Pourquoi tant de violence
Autour de vos tombes.
Ecoute Bagdadi, écoute le vent
Celui qui se lève en Orient.
Il est un cri, celui de l’Homme,
De la liberté te faisant signe,
De l’âme humaine restant digne
Devant la haine qui se consomme
Jusqu’au plus profond des cœurs, 
Là où il n’y a jamais de vainqueur.
Ô Tigre, il coule sous le soleil
D’autres sangs mêlés en ton lit
Au fil de l’histoire de vos vies
Tranchées au rameau de la treille
Dont les dictateurs se saoulent,
Ivres de maîtriser les foules.
Celui dont l’image se dessine
En sombres portraits de gloire
Armés du fusil de la victoire
D’un peuple qu’il assassine
En lui faisant boire la ciguë ;
Ce Maître a muselé ta vue.
Ami Bagdadi, regarde bien ton Prince élu
Il n’est pas celui des mille et une nuits,
Mais un simple voleur de Bagdad en folie,
Une âme aux confins des terres perdues.
Puisses-tu le ramener à la raison,
Faire de lui le Père de ta nation.
Et s’il n’en est pas ainsi,
Si Dieu quelle qu’en soit la forme
Dirige les pas du guerrier en uniforme
Jusque sous un feu nourri ;
C’est qu’Il brûle en chacun
La flamme de son destin.
Celle cachée au centre de la chair
Au cœur de l’homme en errance
Aveuglé par la force de ses sens
Incapable d’imaginer la Lumière
Faisant de lui l’Être sans frontière,
Fils des dieux lui ayant confié la Terre.
Mais justice sera à priori faite
Par mains d’hommes au combat
Qui feront ou déferont les Etats
En accord avec la parole des prophètes,
Qu’ils soient d’Orient ou d’Occident.
L’Histoire nous en apporte les temps.
A l’échec sont voués nos drapeaux
Etoiles et croissants se perdront
En batailles jusqu’au dernier pont
Celui de la rivière des os,
Mémoire des poussières d’humains
Qui jamais ne meurent en chemin.
En l’air, ne sont pas ces paroles
Et la Paix restera un mot creux
Si l’Amour de l’autre tu ne veux
Au delà d’apparentes nécropoles
Dont la terre aime à se nourrir
En ses ornières à n’en plus finir.
Ô Bagdadi, j’aime les regards
Des enfants de ton pays
Comme ceux de l’Asie,
Ceux d’une Amérique sans fard,
Ceux osant parler d’une seule voix
Claire comme l’eau de source, ici et là-bas.
L’eau de la Source des Hommes
Corrida
Pourquoi trembler matador
Devant cette Vierge d’or
Puisque demain une fois encore
L’épée de Tolède mettra à mort
A la cinco de la tarde, heure ibérique
Elle s’enfoncera en cette croix unique
Au plus profond de cet animal mythique
Renouvelant ainsi le geste antique
Les arènes de Madrid seront pleines
De tes aficionados, tes belles madrilènes
Vivant jusqu'à en perdre haleine
La mort de la bête furieuse et hautaine
Cela n’est pas sans me rappeler
Aux chrétiens les coups portés
En d’autres arènes les soirs d’été
Devant une foule ordinaire, fanatisée
Mais ici que la fête enfin commence
Avant que le taureau n’entre dans la danse
En ce redondel de mort rouge garance
C’est son jour ou sa nuit qui s’avance
A la sortie de ton noir toril
Tu fileras vers cette liberté fragile
Ebloui par un soleil encore viril
Te saoulant de cet instant, ainsi soit-il
Alors, plus rien ne te sera épargné
Et quand les clarines auront sonné
Ils plongeront leur pique en tes côtés
Ils ficheront en ta chair leurs épines d’acier
Tel un gros papillon épinglé, groggy
Tu baisseras ta garde affligé d’être réduit
A un simulacre de combat, une parodie
Jusqu'à ton dernier souffle de vie
Ce sera là une lutte bien inégale
Relent de quelques scènes médiévales
Où ton matador voudra se montrer impérial,
Il eût mieux valu pour lui quelques saturnales
D’ailleurs il arrive que tu l’envoies en l’air
Tel un fétu de paille il vole dans l’éther
Allant jusqu'à mordre la poussière
Et parfois, perdre sa vie d’homme trop fier
Qu’importe puisque ta vie vaut la sienne
Et si par une entente subtile, aérienne
Aveugles, vous vous mesurez dans l’arène
C’est que la destinée le veut ainsi, souveraine
Infatigable pendant cette joute inique
L’ange du soir animera la véronique
Faisant briller l’habit de lumière, unique
En un ballet presque érotique
La muleta virevoltera tel un rouge papillon
Autour de la bête esclave du vulgaire chiffon
Pressentant, mais oui, quelque machination
Lui faisant perdre sa possible réflexion
La foule enfin s’enivrera du spectacle
Criant ses olés, te portant au pinacle
Toi l’homme, fait Prince du cénacle
Jusqu'à l’ultime faena, sans obstacle
L’oracle sera respecté, tout ceci étant fatal
Jusqu'à ce coup d’épée final
Le drame se sera joué entre ce trio banal
La foule, toi le matador et le taureau brutal
Quoi dire de plus de la tauromachie
De cet acte tendant vers l’infini
On peut en être l’ami ou l’ennemi
Mais de toute évidence il nous construit
Et au même titre que d’autres péripéties
Il est une des facettes de la vie d’aujourd’hui,
Un aspect de l’homme qui jamais ne le glorifie.
Imagine
Vin aigre tiré depuis l’aurore
Liqueur amère brute d’alambic
Tu consumes les âmes et les corps
Mieux que le simoun des tropiques
A entendre certains aboiements d’homme
Beaucoup de ce fiel ont encore soif
Prêcheurs du désert qu’ils se façonnent
Sous la sombre aura dont ils se coiffent
Les pièges tendus nous font signe
Et nous allons telles de stupides phalènes
Vers ces tristes lumières malignes
Faisant feu de nos belles antennes
Imagine alors comment trouver l’issue
La porte du soleil entre deux atlantes
D’un monde qui en lui-même s’est perdu
Beau navire égaré dans la tourmente
Infatigables nageurs à contre-courant
Buveurs de tasses jusqu'à la lie
Des profondeurs nous sommes amants
Etonnés d’être toujours en vie
Le clapotis de l’eau sur la grosse pierre
Chante en mon cœur cette douce mélodie
Susurrant en ses termes de rivières
Qu’il nous faut dépasser l’ordalie
Sans vouloir en rien déplaire
Ni penser prendre le dessus
De nos aimables filandières
Tisseuses à l’habileté reconnue
Fils tendus d’énantiomorphe essence
Différents mais quand même identiques
Entés sur l’Arbre de la connaissance
Tels des siamois d’âme, uniques
Si tels sont nos intimes liens
Imaginons sans peur mieux qu’hier
Et surtout mieux que demain
Ce sera là notre cadeau à dame la terre.
A moins que, n’ayant foi en nous même.....
liens avec l'auteur
new-world-2000@neuf.fr à partir de ce blog.
www.maisonsdevie.net/ pour le site sur les communautés des Maisons de Vie
link www.jacques-bellanger.net/ pour le site "Poétiquement vôtre"
La crise ??
Crise de nerf, de foi ou de foie, de sens, d'imagination, de climat se réchauffant, de virus pandémiques ....... C'est
exactement ce dont ils nous faut parler.
Ce n'est même plus de la politique..... car là les cartes sont jouées. C'est donc au dessus de la politique, en prenant de l'altitude et non pas en crachant dans la
soupe car elle n'aura pas meilleur goût pour autant....
Vivre c'est quoi ? Vivre vers quoi ? Où et comment ?
- Si vous êtes de ceux pensant réellement (env.95%) que la vie commence à la naissance, un gentil petit bébé dans son berceau, pour finir le jour de sa mort.
- Si vous pensez que cette humanité est peut-être la seule existant dans l'univers.
- Si vous croyez que nos astronautes vont dans "l'Espace".
- Si vous avez une foi aveugle dans la science pour résoudre les problèmes.
- Si vous ne vous êtes jamais interessé avec détachement aux courants spirituels et religieux. Sans en devenir un thuriféraire aveugle répétant des litanies.
- Si .........................
Alors, vous êtes incapable d'évoluer dans le BON SENS. Celui permettant à l'homme de devenir Homme. Mais en soi, ce n'est pas grave parce que nous progressons par empirisme, par
petits ou grands pas, franchissant des précipices ou tombant dedans par manque d'élan ou par peur d'y tomber. La souffrance devient alors une leçon à intégrer.
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