Samedi 3 octobre 2009

Politic-art

 

 

A l’horizon elle se profile

Cousue de toutes sortes de fils

Blancs de préférence pour la robe noire

De mensonges dont elle se pare

 

Oui, vous m’avez bien compris entre-lignes

Il s’agit bien d’elle, l’élection indigne

Portant nos vœux au centre de l’hémicycle

A nous, les aveugles devant porter besicles

 

Le bal des pinocchios* vient de ré-ouvrir

C’est qu’ils se battent pour mieux assouvir

Leurs passions de marionnettes démodées

Sans chercher à voir plus loin que leur nez

 

Par les assauts répétés de la forteresse

Battant drapeau blanc, presque de détresse

Devant l’infatigable détermination

De ceux voulant diriger une nation

 

Bravo, le grand guignol est enfin de retour

En coulisse on affûte les lames à couper court

L’herbe paraissant trop verte sous les pieds ennemis,

Rendons grâce à Machiavel, tous les coups seront permis

 

Surtout les plus bas, sous la ceinture

Ceux qui feront croire que l’autre est impur

Donc inapte à l’exercice d’une vraie politique

Claire, généreuse, sans lézard, idyllique

 

Mais qui donc a ce joli programme ?

La politique serait elle devenue un jeu de dames

Un art comme les autres où l’on respecte la nature

Un acte d’amour envers nos frères d’aventures

 

Ce serait bien la moindre des révolutions

Mais elle tient du rêve depuis des éons

A moins qu’une...baguette magique imprévue

Ne vienne frapper le reste de bon sens de nos élus

 

Le jour où ce curieux événement arrivera

Je retournerais à l’isoloir qui me soufflera

Qui mérite ma voix pour changer ce monde

Au delà de ses inutiles et obsolètes frondes.

 

*Ce pinocchio est un menteur patenté oubliant n’être en vérité qu’un pantin agité par une invisible force créant la division dans un peuple incapable de s’auto gérer par une connaissance subtile lui échappant.

Par jack34 - Publié dans : Crise politique et spiritualité
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Samedi 19 septembre 2009

 


     Le bistrot


Il paraît que la France perd ses bistrots

Comme les arbres perdent leurs feuilles

Mais le cas est ici plus grave mes agneaux

Car la saison prochaine fera le deuil

Des licences si précieuses aux accros

Se désaltérant au bar du bon accueil.

 

Je veux parler des vrais débits de boissons

Pas des buvettes d’eau de Lourdes

Sauf si le miracle est au bout du canon,

De rouge ou de blanc fourbis ta gourde

Sans faux col jusqu’au grand frisson

Là où ta conscience devient sourde.

 

Mais sans aller jusqu’aux extrêmes

Tu peux siroter demis et galopins

Même te régaler d’un café crème

Avant d’être aviné comme un marin,

Sans être du comptoir un pilier blême

A la gueule de bois des petits matins.

 

å

 

L’estaminet est au français aussi vital

Que la télé à 20 heures et son journal,

Une antenne où il se remonte le moral
Avant de rejoindre le domicile conjugal.

Par jack34 - Publié dans : Humourologie
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Samedi 19 septembre 2009


La langue

En son palais elle réside
Fière d’être l’actrice bien pendue
Des discours souvent trop arides
Pour l’entendement des moins rompus
A la langue de bois perfide

Voulant tirer parti du tohu-bohu.

 

Je la préfère quand elle goûte
Les plats et vins du dîneur
Toutes papilles à l’écoute
Traduisant pour nous le bonheur
De déguster sans aucun doute
De la nature, ses mille et une saveurs.

 
Elle sait aussi parler d’égal à égal
Dans d’intimes contacts sensuels

Où elle satisfait quelques fringales
Car dans le baiser elle excelle
Toujours prête à embrasser son idéal
Celui ou celle qui sait titiller la belle.

Fourchue, de vipère

Sans à propos, grossière
On sait qu’elle trahit, nous perd
Mais je l’aime, c’est un mystère ?


Allez savoir ! je donne ma langue au chat....

Par jack34 - Publié dans : Humourologie
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Lundi 7 septembre 2009

Prison

 

Ecrire n’est point un vain mot

Raconter l’essence de l’être

Arracher tous ses oripeaux

Masque de l’éternel paraître

C’est inspirer hors de l’eau

Et, de la vie faire naître

 

Mille idées, mille poèmes

Mille chansons, mille amours

Autant de rêves que tu aimes

A faire fleurir alentours

Loin de tous les théorèmes 

Et des plus grands discours

 

Le mot, la phrase brûle alors

Comme un feu dans son âtre

C’est l’alchimie de l’athanor

Transparente comme l’albâtre

Ou opaque comme ce tchador

De couleur tristement noirâtre

 

Laisse aller ton imagination

Comme le surfeur sur la vague

Au delà des murs de ta prison

Enfermant ce moderne goulag

Vieilles branches de ta raison

Attendant qu'on les élague

 

Laisse souffler une légère brise

Faite de vents frais et odorants

Oublie les vieux contes de Moïse

Ainsi que les sourates du Coran

N’offre plus la moindre emprise

A tous ces archaïques courants

 

Aujourd’hui n’est plus comme hier

Ton «savoir» n’est qu’une alternative

Attendant bien d’autres Lumières

Qui feront de toi une eau vive

Dessinant les plus belles rivières

Remède à cette humanité maladive

 

Malade du prêt à penser de ses élites

De son unique peur de l’autre

Malade de tous ses Jésuites

Malade de tous ses faux apôtres

Païens ou religieux barnabites

Malade, mais quand même nôtre

 

Alors, voici le nouveau sérum

Il engendre ce Verbe attendu

En silence dans l’âme des hommes

Depuis la nuit des temps perdus

L’Amour, c’est ainsi qu’il se nomme

Ce sera là ta seule et unique vertu

 

Cette potion ne se dissèque pas

Elle est faite d’un seul liant

Car on aime l’homme bien au delà

De son apparence, de son clan

On aime sa vraie nature ici-bas

Et toute vie, y compris le vent

 

La pluie, l’orage qui menace

L’enfant qui crie et qui pleure

La terre qui tremble et t’efface

Jusqu'à ce jour ou cette heure

Ce moment précis où par grâce

Tu te libéreras de ce leurre.

Par jack34 - Publié dans : Vers quoi allons-nous ?
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Dimanche 6 septembre 2009

Licornes

 

Chevauche enfin tes licornes

Ne t’arrête plus aux apparences

Va au delà de ta nuit sans borne

Sans jamais perdre confiance

 

Apprends à sourire sans raison

A ceux qui tranchent pour d’autres

Les couleurs des quatre saisons

Se prenant pour de bons apôtres

 

Prends ton bâton de pèlerin

Va sur les routes sans bagage

Emprunte tous les chemins

Sans peur de leurs mirages

 

Garde en toi cette certitude

D’être libre comme l’oiseau

Jusqu’en ces océanes latitudes

Où le soleil brûlera ta peau

 

Voyage au fond des gouffres

Là ou personne n’ose à tort

Humer l’hérésie aux vapeurs de soufre

Va où l’on ne t’appelle pas encore

 

Hors des villes plante tes racines

Aux creux des vallons verdoyants

Ou aux sommets d’arides collines,

Plantes-y ton cœur et tes dents

 

Mords dans la vie sans compromis

Au risque d’offenser ton entourage

Fais éclater tous les interdits

Comme vieilles coquilles sur la plage

 

Et lorsque ton âme aura tout connu

Des choses, des gens, sur tous les thèmes

Des milles nuits et jours défendus

Tu tourneras ton regard vers toi-même

 

Tu y découvriras bien plus de richesses

Que ce monde t’a donné à voir

Plus d’océans, de terres, de noblesse

Qu’une planète ne peut en concevoir

 

Mais, dans l’attente,

 

Voyage à tous les confins

Dépasse tous les marécages

Va où il n’y a plus rien

Que l’Amour en héritage.

 

Par jack34 - Publié dans : Poésie éclectique
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  • : jack34
  • crise.mondiale
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  • : Politique Poésie Santé spiritualité Méta-physique
  • : 70 balais cette année 2009. Aventurier des mers intérieures depuis 25 années pour mieux comprendre le dos des cartes de la vie....L'essentiel. J'aime la poésie (voir site) et préconise une vie en communauté de partage et non d'individualisme.

Textes Libres

liens avec l'auteur
new-world-2000@neuf.fr à partir de ce blog.
www.maisonsdevie.net/ pour le site sur les communautés des Maisons de Vie

La crise ??
Crise de nerf, de foi ou de foie, de sens, d'imagination, de climat se réchauffant, de virus pandémiques ....... C'est exactement ce dont ils nous faut parler.
Ce n'est même plus de la politique..... car là les cartes sont jouées. C'est donc au dessus de la politique, en prenant de l'altitude et non pas en crachant dans la soupe car elle n'aura pas meilleur goût pour autant....
Vivre c'est quoi ? Vivre vers quoi ? Où et comment ?

 - Si vous êtes de ceux pensant réellement (env.95%) que la vie commence à la naissance, un gentil petit bébé dans son berceau, pour finir le jour de sa mort.
 - Si vous pensez que cette humanité est peut-être la seule existant dans l'univers.
 - Si vous croyez que nos astronautes vont dans "l'Espace".
 - Si vous avez une foi aveugle dans la science pour résoudre les problèmes.
 - Si vous ne vous êtes jamais interessé avec détachement aux courants spirituels et religieux. Sans en devenir un thuriféraire aveugle répétant des litanies.
 - Si .........................

Alors, vous êtes incapable d'évoluer dans le BON SENS. Celui permettant à l'homme de devenir Homme. Mais en soi, ce n'est pas grave parce que nous progressons par empirisme, par petits ou grands pas, franchissant des précipices ou tombant dedans par manque d'élan ou par peur d'y tomber. La souffrance devient alors une leçon à intégrer.
 

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